Un système de détection a vérifié que c’était bien notre première fréquentation et la barrière s’est ouverte ! Le Globe de l’Innovation étant fermé, nous prenons le tram pour la Place des Nations. Panorama des Institutions Internationales, dans la perspective du Palais de l’ONU, vu à travers les jets d’eau et les pieds de la chaise cassée de Handicap International. Puis nous nous égayons dans le Jardin Botanique voisin où les appareils photos crépitent et les pupilles s’émerveillent… Sans quitter le jardin, nous passons au bord du lac pour entamer une promenade plus champêtre qu’urbaine, les immeubles de l’OMC, de l’OMM, des Droits de l’homme… étant cachés par de grands arbres séculaires qui leur préexistaient.
Nous payons notre droit d’entrée aux Bains du Paquis pour pouvoir bénéficier du restaurant-buvette installé entre les bassins et les planchers à bronzette fort occupés sous le soleil de midi. Chacun ayant pris son plateau repas (excellent), nous nous installons à l’ombre. Trois émissaires viennent tout à tour nous expliquer qu’il y a un problème. Nous ne comprenons pas, mais au troisième, les hommes obtempèrent à l’injonction : ils doivent aller se faire voir ailleurs, à moins que ce ne soit l’inverse ! Les commentaires se sont poursuivis toute la journée et ils ne peuvent trouver leur place ici !
Nous quittons ce lieu insolite, et quand même paradisiaque, en prenant place dans une « mouette » qui nous fait changer de bord (du lac). Nous nous éparpillons dans une roseraie aux 12000 roses, sertie dans un immense parc ombragé. Continuant le quai, nettement plus bruyant de ce côté, nous passons sous l’inévitable jet d’eau avant de méditer devant la montre fleurie du Jardin anglais qui fait face aux innombrables magasins de montres suisses ; notre perplexité est grande un peu plus loin devant la structure anamorphique de la place du Rhône qui nous apprend que OUI et NON, c’est pareil : ça dépend de là où on se met ! Notre réflexion progresse avec les premières marches de la Ville Haute, où Calvin, Rousseau et Voltaire sont évoqués. Ceux qui veulent parfaire leurs connaissances historiques peuvent le faire en longeant le très long et pédagogique Mur des Réformateurs : notre visite culturelle passe par l’Hôtel de Ville et s’achèvera à la cathédrale.
Influencés par la culture Suisse, nous faisons une votation pour décider de la suite, revenons en France pour faire les courses pour le repas et, traversons la banlieue genevoise (merci les GPS), pour arriver à la Colombière (Neydens), où trois mobiles homes nous attendent juste en bas du Salève.
arrivee_camping.jpg Au_bord_du_Leman.jpg Dans_le_tram.jpg Jardin_botanique.jpg La_Roseraie.jpg La_vieille_ville.jpg

Jour 2 – Les prévisions météo n’étant pas très bonnes (heureusement, elles s’avérèrent fausses) nous partons tôt pour éviter les orages. Montée dans la forêt, petit sommet, et sentiers d’alpage avec des vues, « à couper le souffle », comme on dit à la télévision, sur les montagnes du Jura, sur la chaîne des Alpes, les lacs d’Annecy et de Genève… À midi, nous sommes à La Croisette où, après une rapide négociation, l’Auberge des Montagnards nous accueille ; plébiscite pour sa salade agrémentée d’une crémeuse polenta à la tome !
Reprise de la randonnée sur les hauts du Salève. Quelques uns feront demi-tour et une petite heure de marche supplémentaire pour éviter un long passage sur un sentier flirtant avec le vide le long d’une vire à flanc de falaise. En compensation, ils ont été les seuls, à ce qu’ils nous ont dit, à apercevoir le Mont-Blanc, très discret derrière les nuages.
Dans l’euphorie, tous redescendent par les alpages, au milieu des vaches et des parapentes.
Les comptes sont bouclés avec brio par notre trésorière. La journée se termine ; nous rentrons chez nous où notre bonheur est complet, car il y a plein d’eau dans le pluviomètre !
petit-dej._avant_la_rando.jpg Rando_du_Leman_au_Saleve.jpg Randonnee_du_Leman_au_Saleve.jpg Balcon_des_Crets.jpg